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La plongée rend-elle fou ?

La Plongée rend-elle fou ?

maree_noire_louisiane_AFP_Chris_GraythenL'Amérique est en guerre contre le pétrole. Depuis l'arrivée sur les côtes de Louisiane, dans le sud du pays, d'une immense nappe de pétrole échappée d'une plateforme pétrolière sinistrée, l'administration américaine tente d'éviter le pire.

 

 

Vendredi 30 avril, les Etats de l'Alabama et du Mississipi ont décrété l'état d'urgence pour faire face à ce qui s'annonce comme l'une des pires marées noires de l'histoire du pays. La Louisiane, dont la nappe de pétrole a commencé à souiller le rivage jeudi soir, puis la Floride, où elle est attendue lundi, ont déjà proclamé l'état d'urgence, qui leur permet de recevoir l'aide du gouvernement fédéral.Avec 800 000 litres de pétrole s'échappant chaque jour du puits de pétrole qu'exploitait la plate-forme qui a sombré le 22 avril, la catastrophe pourrait dépasser en ampleur celle de l'Exxon Valdez, la pire de l'histoire américaine, en 1989 au large de l'Alaska. Les garde-côtes américains estiment même que la fuite pourrait s'aggraver considérablement, déversant des millions de litres de brut chaque jour, rapporte samedi le journal The Mobile Press-Register. Deux nouvelles fuites ont été découvertes dans la colonne montante endommagée de la plateforme, indique le journal, citant un rapport confidentiel de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).


"Si la colonne montante se détériore encore plus, le flot pourrait devenir incontrôlé et libérer un volume d'une magnitude supérieure à ce que l'on pensait auparavant", selon ce rapport. Dans les milieux scientifiques, une magnitude supérieure veut dire quelque chose qui est dix fois supérieur, selon le journal. Dans le cas présent, le volume de pétrole déversé pourrait être multiplié par dix par rapport aux 800 000 litres actuels par jour.


Obama sur place dimanche


Des barrages flottants ont d'ores et déjà été déployés sur près de 50 km pour tenter de limiter l'avancée du pétrole, et les pêcheurs locaux, qui ont d'ores et déjà renoncé à leur activité, ont été mis à contribution. Une faible défense pour protéger les 24 000 kilomètres de côte de la seule Louisiane. La superficie de la nappe était évaluée à plus de 1 500 km2, soit la taille d'une grande agglomération comme celle de Londres.
A Washington, le président Barack Obama s'est entretenu avec ses principaux ministres et responsables de l'environnement, dont la secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano et le secrétaire à la défense, Robert Gates, "pour faire en sorte que les ressources fédérales soient complètement intégrées à la réponse" à la catastrophe, a indiqué la Maison Blanche. M. Obama a également fait savoir qu'il se rendrait sur les lieux de la catastrophe dimanche matin. Le Pentagone a autorisé vendredi soir le déploiement de la garde nationale de Louisiane, Etat dont l'écosystème fragile est particulièrement menacé par l'arrivée d'une marée noire. La demande en avait été faite la veille par le gouverneur Bobby Jindal, qui a réclamé l'envoi de 6 000 réservistes. M. Jindal a par ailleurs annoncé vendredi que des prisonniers seraient enrôlés pour nettoyer les côtes.
Si les autorités locales et fédérales prennent la mesure du drame – décrété "catastrophe nationale" –, elles n'exonèrent pas BP de sa responsabilité. Le géant pétrolier britannique gérait la plate-forme Deepwater Horizon avant qu'elle n'explose, le 22 avril. Janet Napolitano, ministre de la sécurité intérieure, a insisté sur le fait que BP était "responsable" et a exigé de sa part "la réaction la plus forte possible". L'appel de Mme Napolitano a, semble-t-il, été entendu par la compagnie, qui "assume toute la responsabilité de la marée noire et la nettoiera", a assuré vendredi une de ses porte-parole, précisant que le groupe paierait des dommages et intérêts aux personnes touchées par la marée noire en mesure de "présenter des plaintes légitimes".

 

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"Que cela soit bien clair. BP est responsable de la fuite. BP paiera la facture", a déclaré Obama lors de son déplacement en Louisiane. Il a promis que le gouvernement ferait "tout ce qu'il faut, aussi longtemps qu'il le faut" pour lutter contre les conséquences de la pollution dans cette région dont les côtes de quatre Etats (Louisiane, Mississippi, Floride et Alabama) sont menacées par la nappe.
"Nous sommes confrontés à une catastrophe écologique peut-être sans précédent", a-t-il estimé.
Le président américain a fait le tour des marais de Louisiane et a survolé les côtes où l'industrie de la pêche pourrait être affectée.
Les autorités américaines ont interdit dimanche pour une durée d'au moins dix jours toute activité de pêche dans les eaux fédérales en raison de préoccupations liées à la contamination des fruits de mer.
"Cette journée est épouvantable. Les gens peuvent continuer de pêcher à l'ouest du Mississippi mais si la nappe continue de s'étendre, l'ensemble de la côte sera fermée", a déclaré à Reuters à Venice Roger Halphen, dont tous les membres de la famille travaillent dans l'industrie de la pêche.
En 2008, le commerce de la pêche dans le golfe du Mexique a représenté plus d'un milliard de livres (450 tonnes) de poissons et crustacés, soit 20% de la production nationale, selon des estimations du gouvernement.
Si une équipe d'agences gouvernementales est mobilisée pour apporter de l'aide sur place, Obama a assuré que BP, propriétaire de la plate-forme à l'origine de la catastrophe, serait chargé des opérations de nettoyage dont la facture pourrait s'élever à des milliards de dollars.
 

 

"Ne pas lâcher BP"

"Notre boulot consiste au fond à ne pas lâcher British Petroleum pour qu'elle assume ses responsabilités à la fois devant la loi et contractuelles, pour agir et stopper cette marée noire", a déclaré à CNN le secrétaire à l'Intérieur, Ken Salazar.
Le coût total de cette marée noire pourrait s'élever à 7 milliards de dollars, a indiqué Neil McMahon, analyste chez Bernstein. Les analystes de Morgan Stanley ont parlé d'une facture de 3,5 milliards de dollars.
Depuis l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon fin avril, dans laquelle onze personnes ont trouvé la mort, des centaines de milliers de barils de pétrole fuient chaque jour dans le golfe du Mexique.
Pour tenter de colmater la fuite, BP planche sur la mise en place d'un dôme en forme de couvercle qui serait déposé sur le pipeline. Le dôme récupérerait le pétrole et l'acheminerait à la surface, selon des responsables de la compagnie. Le premier des deux dômes sera déployé dans les six prochains jours.
Selon GP, boucher le puits situé à 1,6 km de profondeur est une opération extraordinairement compliquée qui pourrait prendre des semaines voire des mois.
Le cours des actions BP et de celles des autres compagnies impliquées dans le projet s'est effondré la semaine dernière, plombé par les inquiétudes concernant la responsabilité de BP dans cette catastrophe écologique qui pourrait dépasser en ampleur celle de l'Exxon Valdez en Alaska en 1989.


Moratoire sur les forages en mer


L'une des premières conséquences politiques de cette marée noire a été la décision de la Maison Blanche, annoncée vendredi sur ABC par David Axelrod, proche conseiller d'Obama, d'imposer un moratoire sur les forages en mer. C'est un revirement pour l'administration du président américain. Le 31 mars, M. Obama avait levé un précédent moratoire qui s'exerçait depuis vingt ans sur ces forages en haute mer. Le but était de s'attirer les bonnes grâces du sénateur républicain Lindsey Graham, à la tête d'un groupe républicain probusiness en mesure de faire capoter le projet de loi sur le changement climatique.
Selon le Wall Street Journal, BP s'était opposé, en 2009, au durcissement des normes de sécurité régissant les forages en mer. Le quotidien économique rapporte des extraits de lettres envoyées par la compagnie aux autorités américaines. "BP soutient les entreprises qui ont un plan de réduction des risques (...), mais nous ne pouvons soutenir les restrictions imposées" par ce règlement que voulaient imposer les Etats-Unis. "Nous pensons que la sécurité actuelle et les statistiques environnementales démontrent que les programmes volontaires ont été et continuent d'être particulièrement efficaces", écrivait alors Richard Morrison, vice-président de BP, chargé de la production de brut dans le golfe du Mexique.

 

 

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Sources : Le monde et Reuters

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