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La plongée rend-elle fou ?

La Plongée rend-elle fou ?

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emmanuel_naffrechoux_lac_bourget-_savoieLes efforts d'assainissement portent leurs fruits mais de nouveaux polluants se dispersent dans l'environnement.

emmanuel_naffrechoux_lac_bourget-_savoieLes efforts d'assainissement portent leurs fruits mais de nouveaux polluants se dispersent dans l'environnement.

Optimiste mais vigilant. Professeur de chimie à l'Université de Savoie, spécialisé sur la question de l'eau, Emmanuel Naffrechoux dispose d'un terrain d'études à deux pas de ses bureaux de Savoie Technolac : le lac du Bourget. « J'ai une vision optimiste pour la qualité future de l'eau car il y a maintenant une prise en compte marquée de la gestion de l'environnement et une prise de conscience du citoyen ». Mais le président du comité scientifique du Cisalb (Comité intersyndical pour l'assainissement du lac du Bourget) sait que l'on revient de loin : « Au début des années 1970 on devait faire face à l'eutrophisation du milieu ». Il y avait beaucoup d' algues, parfois de la mousse, et les poissons (surtout les salmonidés tels la truite) suffoquaient par manque d'oxygène. Le lac était alors, peu s'en faut, un véritable cloaque.
La rupture a eu lieu à la fin des années 1970, avec le développement de l'assainissement collectif et individuel. Et surtout avec la galerie de rejet des effluents de stations d'épuration (celles d'Aix-les-Bains, de Chambéry, du Bourget-du-Lac) qui capte, depuis 1980, les eaux usées pour les rejeter dans le Rhône après avoir transité sous la chaîne de l'Epine. Ceci n'est sans doute pas étranger au fait que trente ans plus tard, avec les effets conjoints de la politique volontariste menée dans le cadre du contrat de bassin versant du lac du Bourget, « la transparence de l'eau soit passée de 1,5 mètres à 6 ou 7 mètres ». Mais la vigilance reste de mise car certaines pollutions sont invisibles.


lac_bourget_savoie


Nouvelles menaces

La crise des PCB (pyralène) s'ancrant dans les sédiments a engendré, sur le lac, comme sur certains affluents (la Leysse), une restriction de consommation de certaines espèces de poisson. Des normes plus exigeantes ont mis sur l'avant-scène une pollution « historique » générée essentiellement par les anciens transformateurs électriques au pyralène, interdits depuis plusieurs décennies. Paradoxalement, c'est au moment où la pollution commence à décroître que la prise de conscience sanitaire a eu lieu.
A peu près à la période où le pyralène était mis au pilori, on commençait à s'intéresser aux HAP (hydrocarbures aromatiques polycliques). En clair les polluants liés à la combustion (charbon, bois, pétrole). « Ils s'éliminent plus vite que les PCB, entre deux et vingt ans, les effets sur la faune et la flore sont moindres » explique Emmanuel Naffrechoux. Reste que dans certaines conditions les substances peuvent être cancérigènes. Dans le lac du Bourget on a relevé une présence plus forte dans les sédiments de la baie de Grésine, à proximité de la voie ferrée où circulaient les locomotives à vapeur fonctionnant au charbon. Ce type de pollution a été pris en compte dans l'aménagement de la route des bords du lac, où des bassins de rétention ont été créés pour piéger les eaux usées contenant des hydrocarbures.
Il y a d'autres types de polluants émergents, comme les antibiotiques ou les produits pharmaceutiques qui arrivent à franchir la barrière des stations d'épuration. Pas de quoi paniquer cependant « dans un m3 d'eau usée il y a l'équivalent d'un comprimé de doliprane » confie notre interlocuteur.

Algues toxiques

Plus méconnus, et plus récents, les retardateurs de flamme (PBDE), que l'on trouve dans les moquettes et certains vêtements, présents cependant en faible concentration dans le lac. Il y a enfin les produits présents dans les détergents, les shampoings, les produits pour se doucher..., dits EDTA, censés diminuer la consommation de ces produits. Leur toxicité resterait faible.
Reste aussi que, parfois, on a l'impression d'arriver à un seuil bas concernant un produit. C'est le cas du phosphore. Il est 15 à 20 fois moins abondant dans l'eau du lac aujourd'hui que dans les années 1970. Mais il ne diminue plus guère. Les cyanobactéries (algues pouvant libérer des toxines, mais rien à voir avec les algues vertes de Bretagne) continuent à être présentes. Ainsi, plusieurs mois par an, en général au printemps, Aix-les-Bains est obligé, pour assurer la sécurité sanitaire de son eau, de puiser dans la nappe phréatique plutôt que dans le lac. Et cela pourrait durer s'il se confirmait que le développement des cyanobactéries est également lié à la hausse de la température des eaux du lac qui pourrait encore avoir des accès de fièvre avec le réchauffement climatique.

Michel Levy

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