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La plongée rend-elle fou ?

La Plongée rend-elle fou ?

peche_thon_greenpeacePhoto non datée diffusée par Greenpeace d'un banc de thons rouges pêchés au large de la Libye 

Entre le tigre et l'éléphant, les grandes espèces marines comme les requins et surtout le thon rouge s'invitent cette année à la réunion de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées, qui s'ouvre ce samedi au Qatar.

 

 

peche_thon_greenpeacePhoto non datée diffusée par Greenpeace d'un banc de thons rouges pêchés au large de la Libye 

Entre le tigre et l'éléphant, les grandes espèces marines comme les requins et surtout le thon rouge s'invitent cette année à la réunion de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées, qui s'ouvre ce samedi au Qatar.

 

 

De l'avis général, le cas du thon rouge (Thunnus thynnus), victime de la vogue du sushi - ses stocks ont décliné des deux tiers en 40 ans - sera le morceau de choix du rendez-vous de Doha (13-25 mars) et promet d'âpres batailles.

 

Les Etats-Unis et l'Union européenne défendront l'interdiction du commerce international de ce grand prédateur, mais le Japon et les pêcheries industrielles, qui seront représentées à Doha, espèrent bien défendre leur business. Pour Tokyo, la CITES n'est pas qualifiée car le thon rouge n'est pas menacé d'extinction.

 

Sur les 34.000 espèces d'animaux ou de plantes que la Convention a déjà placées sous sa protection - soit en interdisant tout commerce international (Annexe I), soit en l'encadrant strictement (Annexe II) - figurent déjà de nombreuses espèces marines, comme les baleines ou les tortues. Les coraux rouges et roses, dits "précieux", pourraient les y rejoindre : les Etats-Unis et la Suède soumettent l'inscription de ces coraux, décimés par l'exploitation pour la fabrication de bijoux, à l'annexe II.

 

"Mais c'est la première fois que la Convention s'attèle à des espèces commerciales aussi emblématiques, dont les échanges annuels se chiffrent en milliards de dollars", souligne Sue Liberman, Directrice des Politiques internationales du Pew Environment Group à Washington, qui y voit une "étape décisive".

 

Depuis son entrée en vigueur en 1975, la Convention ne fait pas du commerce des espèces sauvages un tabou, elle reconnaît que ce commerce peut apporter un bénéfice aux communautés locales qui vendent leurs plantes ou leurs animaux et que la valeur qu'elles leur confère peut constituer une bonne raison de les protéger. Mais elle vise à mettre de l'ordre quand une surexploitation débridée, doublée parfois d'une dégradation des habitats naturels, menace leur survie.

 

Or, selon la FAO, l'organisation de l'ONU sur l'alimentation et l'agriculture, "le potentiel maximum de pêche dans les océans a probablement été atteint". Elle estimait, en 2006, que le total des prises dépassait 91 milliards USD.

 

Quatre grandes espèces de requins (et quatre cousines très proches) font également l'objet d'une demande de classement en Annexe II afin d'en réguler strictement le commerce: le requin marteau, le requin océanique et le requin taupe, recherchés pour leurs ailerons servis en soupe dans les banquets chinois chinois - un bol peut couter 100 USD- et l'aiguillat commun, dont la chair, panée et frite, finit dans les barquettes des "fish & ships" anglais.

 

Selon Demian Chapman, de l'Institut des sciences océaniques de la Stonybrook University (New York), jusqu'à 73 millions de requins sont tués chaque année pour leurs ailerons.

 

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La 15e session de la Conférence des Parties (CoP15) sur Internet : le site de la CITES

 

Avec AFP


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